Si l'ombre a été utilisée souvent et principalement comme " faire-valoir" de la lumière ( relire ici), c'est dans la première moitié du XXe siècle que les premières utilisations créatives de la lumière et de son ombre apparaissent.
Le premier a en faire usage semble être László Moholy-Nagy, artiste du Bauhaus qui, en 1930, avec son modulateur spatial de lumière, véritable sculpture cinétique (telle une version abstraite de l’ancien théâtre d’ombres) fragmente le faisceau lumineux produit par des ampoules, projetant sur les murs une succession d’ombres en mouvement.


D'autres exemples d'utilisation de l'ombre comme sujet ?

Pablo Picasso
" L’ombre "
1953,
huile et fusain sur toile, 129,5×96,5 cm,
Paris, Musée Picasso

 

Vito Acconti
"Three relationship studies " (Étude sur trois types de rapports),

Mais aussi :

" Plastik Portrait " - Rashad Alakbarov

 

Francis Bacon, Triptyque, 1973, huile sur toile, 198×147 cm,
Le volet central fait allusion à l’ombre planante de la mort ; une ombre métaphore de la mort
.

 

Andy Warhol , "Shadows" (Ombres), 1978-1979,
suite de 102 toiles sérigraphiées et peintes à la main, New-York, Dia Foundation.
L’ombre est ici détachée du réel
: les ombres sont produites dans l’atelier de Warhol,
puis sont déformées et présentées sur une série de toiles aux variations colorées, à la manière de séquences filmiques.

 

Christian Boltanski, Figurines en carton, papier, laiton, fil de fer, projecteur et ventilateur.
Les ombres des silhouettes projetés sur les murs environnants prennent une
dimension effrayante.
De plus elles bougent, animées par un ventilateur.
Une référence aux souvenirs d’enfant de l’artiste rappelant le théâtre d’ombres chinois et indonésiens.

 

Shigeo Fukuda (1932-2009), "Lunch with a helmet on" (Déjeuner avec un casque), 1987,
844 couverts soudés (fourchettes, cuillères et couteaux en acier inoxydable), 186x79x108 cm
L’ombre portée révèle une image différente du réel.

 

Philippe Ramette : "L’Ombre (de moi-même)" 2007 -
L’œuvre de Ramette montre un clivage entre la réalité et l’ombre projetée.
Le corps vidé de ses vêtements est passé dans l’ombre ; absence ou présence ?

 

Tim Noble et Sue Webster sont deux artistes basés à Londres,
ils créent des ombres projetées en assemblant des objets ordinaires, y compris des déchets.
Ici aussi l’ombre est sans rapport avec l’objet au sens physique
mais le sens les ramène vite dans un commun propos écologique notamment.

 

Kumi Yamashita, "Portraits d’ombre"

 

Kumi Yamashita, "Question mark"

 

Pour cet article : merci à © Sylvia Ladic – E-cours-arts-plastiques.com 

 

 

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