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C'est un contraste fort : on passe du sacré et de la solidité de Giotto
au plaisir et à la frivolité aristocratique de Fragonard !
Nous avons changé d'époque :
nous sommes au Siècle des Lumières.
Avec Fragonard, c'est le passage du "Baroque" au "Rococo",
le temps des " fêtes galantes".
On quitte la rigidité du sacré pour le plaisir et le dynamisme.
En ce XVIII° siècle, avec le "Rococo" et l'apogée de la frivolité,
le rose est la couleur de l'aristocratie et du plaisir.
" Les Hasards heureux de l'escarpolette"
de Jean-Honoré Fragonard (1767)
en est sans doute le tableau "rose" le plus célèbre.
La robe vaporeuse de la jeune femme d'un rose saumon éclatant et la délicate pantoufle qui s'envole centralisent toute la lumière et symbolisent l'insouciance et l'érotisme léger de l'époque.
Fragonard incarne parfaitement cette" légèreté" du XVIIIe siècle, avec la touche "poudrée", les couleurs pastels, et le dynamisme.
Les corps sont en mouvement, les tissus volent, et la " touche" s'émancipe aussi du bout des pinceaux.
La peinture devient vivante, légère et rapide.
Fragonard utilise une touche "enlevée", très libre qui ne cherche pas la perfection du trait, mais la vibration de la lumière.
C'est "l'ancêtre spirituel" de l'impressionnisme.
Les impressionnistes utiliseront le rose
pour capturer les reflets de la lumière naturelle
et la douceur de la peau,
tels Pierre-Auguste Renoir et Claude Monet.
Avec Fragonard, la peinture commence à s'émanciper du sujet
pour célébrer le mouvement pur et l'atmosphère.
Pour des détails plus précis sur le tableau
Rdv sur Wikipedia en cliquant sur le lien :
Les hasards heureux de l'escarpolette

Merci pour toutes ces variations du rose
Moi qui ne portais pas vraiment d intérêt à cette couleur je suis éblouie par toutes ses facettes
Il faut savoir regarder !!! Et comprendre rien n est posé au hasard
Merci pour cette belle leçon sur le rose